Comment gagner en bourse avec la méthode DCA ? 

Comment investir en bourse ? Est-ce le bon moment ? DCA (Dollar Cost Averaging), trading, recherche de plus-value, quelle stratégie adoptée ?

Immobilier, actions, obligations, cryptomonnaies… Quel que soit le support d’investissement, apporter une réponse définitive et claire à ces trois questions est un vrai casse-tête.

Particulièrement en bourse, marché volatil, sensible aux effets d’annonces où nombre d’investisseurs adoptent un comportement irrationnel et moutonnier sans stratégie prédéfinie. Une attitude observée à la hausse comme à la baisse.

Des progressions et des chutes qui font la une des médias et qui influencent grandement les décisions des épargnants.

Mais soyons clair, en bourse, personne ne peut prédire avec certitude la tendance à venir et sa durée.

Qui aurait pu prédire la crise de la Covid-19 ? Qui a anticipé la journée du 12 mars 2020 et la plus forte chute des cours jamais enregistrée par le CAC 40 à -12,28 % ?

Une “dégringolade” qui a de quoi refroidir les épargnants intéressés par un investissement boursier.

Et pourtant…

Se priver d’un investissement en bourse, sans aucun doute, une erreur dans sa gestion patrimoniale.

Sur le long terme, les actions demeurent, et de loin, le placement le plus rémunérateur.

Les rendements annuels des principaux placements financiers ont été comparés par le site Internet Capital.fr sur 40 ans (entre 1979 et 2019) :

  • 13 % pour les actions ;
  • 6 % pour les obligations ;
  • 4 % pour le livret A.

Stratégie facile à mettre en place, le Dollar Cost Averaging (ou programme dachats périodique) permet de profiter de cette tendance haussière observée et démontrée des marchés boursiers sur le très long terme en limitant les arbitrages sur la somme à investir et le timing.

Moins risqué, moins chronophage, découvrez dans cet article le Dollar Cost Averaging, méthode d’investissement efficace qui offre d’excellentes performances dans certaines conditions.

Le Dollar Cost Averaging, une stratégie efficace.

Entrer sur les marchés sans se soucier ni de la situation ni du contexte. Investir régulièrement et mécaniquement la même somme d’argent indépendamment des tendances haussières ou baissières. Rigoureusement appliquée, la méthode du Dollar Cost Averaging est une véritable aide à linvestissement (l’épargnant suit une stratégie prédéfinie) et favorise une diminution du prix moyen dachats des actions.

Des avantages certains qui vous dispensent en outre de vous former minutieusement et d’apprendre des techniques complexes comme l’indicateur ichimoku ou le market profil … Mais seulement dans certaines conditions de marchés.

Une entrée sur les marchés tout en douceur.

Dans son étude intitulée “Dollar-cost averaging just means taking risk later”, la société de fonds d’investissement Vanguard démontre que 2 fois sur 3, un épargnant sera gagnant s’il investit l’intégralité de son capital en une seule fois (on parle de Lump Sum Investing).

Généralement, le Dollar Cost Averaging offre donc des performances inférieures. Une information intéressante pour les épargnants qui ont une faible aversion aux risques avec une vision de très long terme.

Car investir l’intégralité de son épargne en une seule fois, sur la base de cette étude, c’est tout de même prendre un risque considérable à linstant T. Une démarche difficile à entreprendre pour un épargnant.

Comment savoir si les marchés boursiers ont atteint un pic ? Comment anticiper un futur krach boursier ?

Un passé, pas si lointain, nous démontre le risque inhérent au Lump Sum Investing.

100 000 € investis le 19 février 2020 sur le CAC 40, devenaient 62 000 € le 18 mars 2020. 38 000 € perdus en 1 mois. (Sur cette période, le CAC 40 est passé de 6 111 points à 3 760 points, soit une chute de 38 %.)

Pour retrouver l’intégralité de son capital, il faut réaliser une performance de 76 % !! Difficile de supporter la pression, difficile de ne pas sortir des marchés dans un tel contexte.

Le Dollar Cost Averaging permet une entrée sur le marché tout en douceur et évite ce type de mésaventure.

Ces 100 000 € ne sont pas placés en une seule fois. L’investissement peut être lissé sur 36 mois, avec des achats réguliers d’actions pour 2 777 € par exemple.

Sur la même période, la perte s’élève alors à 1 055 €. Bien sûr, une situation désagréable, mais acceptable mentalement. La perte paraît plus simple à récupérer, l’épargnant est moins tenté de solder sa position en urgence.

Vous l’avez compris. Le Dollar Cost Averaging prémunit un capital d’un krach inattendu.

Une réduction du prix moyen d’achats.

Sans aucun doute, un des principaux avantages de cette stratégie dinvestissement.

Régulièrement, l’épargnant investit la même somme d’argent sur des actions, sur un marché naturellement volatil.

Très probablement, le prix unitaire des actions variera entre chaque achat.

Tendance baissière, le Dollar Cost Averaging permet à l’épargnant de profiter d’une chute des cours et donc dacheter plus dactions à un prix inférieur. Tendance haussière, avec le même capital, linvestisseur acquiert tout simplement moins dactions.

Mécaniquement, le prix moyen d’achats des actions baisse ce qui favorise une meilleure performance :

  • l’investisseur conserve ses actions pour toucher des dividendes, son rendement s’améliore (sauf, bien sûr si la valeur du dividende chute) ;
  • l’investisseur “value” profite de plus-values potentiellement supérieures à la revente.

Un intérêt psychologique certain.

Se protéger de soi-même, l’une des priorités pour tout épargnant en bourse.

Investisseur court terme, investisseur long terme… Quel que soit son horizon de placement, résister aux excès des marchés demande énormément de self-control.

Ne pas vendre quand tous les autres investisseurs soldent leurs positions en période de krach. Voir son capital “fondre” jour après jour. Et puis, il y a toujours cette petite voix qui pousse à l’action. Difficile nerveusement.

Et pourtant, agir sous le coup de l’émotion, c’est sûrement la pire des décisions d’investissement.

La puissance des intérêts composés perdue, les gains obtenus après de longs mois d’investissement effacés en un seul ordre.

Le Dollar Cost Averaging protège des biais cognitifs et de l’humeur du marché.

Et même mieux. Un krach devient une opportunité d’investissement, une occasion rare d’acheter de très bonnes actions à des “prix sacrifiés” complètement déconnectés de leurs fondamentaux. La panique laisse place à l’enthousiasme.

Le Dollar Cost Averaging semble, à première vue, la méthode d’investissement parfaite. L’épargnant ne se soucie ni des tendances, ni du moment d’investissement. Le même capital est placé mensuellement, voire trimestriellement, “froidement” sans se poser la moindre question.

Hyperpuissant, mais…

Mais une stratégie pas si facile à mettre en place.

Et oui, le Dollar Cost Averaging nest pas une méthode 100 % gagnante.

On compte 3 défauts majeurs.

Dangereuse si on ne choisit pas le bon support d’investissement.

La tendance haussière des marchés boursiers sur le très long terme a été maintes fois prouvée.

Pour autant, des entreprises disparaissent, d’autres voient leur cours significativement chuté.

Moulinex en 2001, Kodak en 2012, Nokia en 2014… Des leaders de leur marché qui n’ont pas pu faire face à la concurrence ou qui ont manqué des innovations technologiques majeures.

Le 1er août 2001, l’action Orange était à 52,64 €. Depuis le 2 septembre 2002, elle oscille entre 7,210 € et 25,94 €.

Appliquer le Dollar Cost Averaging sur une seule action, poursuivre l’acquisition de parts alors que les cours chutent sont donc extrêmement risqués. L’épargnant peut ne jamais reconstituer lintégralité de son capital, voire il peut le perdre en totalité.

Le Dollar Cost Averaging nest donc pas une méthode si automatique qui dégage les épargnants de toutes réflexions.

L’investisseur doit :

  • soit diversifier son patrimoine et méticuleusement choisir ses entreprises s’il décide de l’appliquer sur l’achat d’actions ;
  • soit investir sur des ETF qui répliquent la performance d’un indice boursier.

Une multiplication des frais.

Multiplier les investissements, c’est multiplier les frais de commission. Des frais qui sadditionnent au fil du temps et qui grignotent significativement la performance boursière de l’épargnant.

Inefficace en absence de volatilité.

Le principal intérêt du Dollar Cost Averaging moyenner à la baisse le prix dachats en profitant des chutes de cours.

Si le support d’investissement choisi enregistre une hausse prolongée, le Dollar Cost Averaging devient contre-productif. Au fil du temps, l’épargnant achète de moins en moins d’actions avec un cours qui ne cesse de grimper.

Mécaniquement, le prix dachats moyen augmente, la performance boursière (dividendes ou plus-value à la revente) diminue.

À qui se destine cette stratégie d’investissement ?

Acheter au plus bas pour revendre au plus haut… Le secret de la réussite en bourse. Un exercice qui demeure tout même délicat, et ce, quels que soient l’expérience et le profil de l’épargnant

Avec le Dollar Cost Averaging, on n’achète ni au plus haut ni au plus bas. On investit périodiquement le même capital.

Une stratégie particulièrement indiquée pour :

  • les épargnants aux revenus réguliers ;
  • les particuliers qui doivent placer une importante somme d’argent (vente d’une maison, héritage…) ;
  • les investisseurs avec une vision très long terme.

Néanmoins, ce nest en aucun cas une solution miracle. Son efficacité repose sur la capacité de l’épargnant à choisir le bon support d’investissement et à résister à la “folie du marché”.

Elle reste également moins risquée que certains stratégies de trading automatique plus opaques et moins sous contrôles.

Discipline et analyse, des éléments incontournables.

Mal utilisé, avec le Dollar Cost Averaging, un risque de perte en capital existe… L’argent facile, une utopie…